La Russie devra faire face à son problème de hooligan.

La menace hooligan pèse sur la Coupe du monde en Russie

Si toutes les instances du football s’efforcent de promouvoir des valeurs de respects et d’égalités, il existe malheureusement toujours une frange extrêmement radicale de “supporter” plus intéressés par la bagarre que le ballon rond. Le hooliganisme russe est particulièrement connu pour sa violence, aussi bien physique que verbale avec notamment des revendications et des inspirations puisées directement dans la culture du nazisme. Afin d’assurer la sécurité de l’événement, le gouvernement russe va mettre en place des mesures, parfois drastiques, pour tenter de lutter contre ces mouvements extrémistes.

 

La Russie en retard sur la prise en charge du problème hooligan

Si le gouvernement russe semble s’impliquer et prendre très au sérieux le problème du hooliganisme, cela n’a pas toujours été le cas, bien au contraire. Il y a encore quelques années, les problèmes de violences et de racisme “n’existait pas” d’après les dires d’Alexeï Smertine, qui a malgré tout changé depuis d’avis et est même devenu inspecteur pour la Fédération Russe de Football en charge de ces questions. Cette déclaration traduit néanmoins l’état d’esprit qui régnait dans le plus vaste Etat du monde et explique pourquoi depuis tant d’années, on pouvait régulièrement entendre des supporters, dans les stades russes, crier des insultes racistes et jeter des bananes à l’attention des joueurs d’origines africaines…

Ce qui a fait que les autorités russes ont pris conscience que ces comportements pouvaient fortement nuire à l’image de leur nation est lorsque ces hooligans et leurs agissements se sont illustrés à l’étranger. Plus particulièrement, ce sont les évènements lors de l’Euro 2016, en France, où les ultras avaient provoqué des supporters anglais et saccagé les rues. La violence des scènes et des dégâts causés avaient vivement fait réagir le pays hôte, mais également la communauté internationale du football. Cette exposition médiatique, 2 ans avant le début de la Coupe du monde en Russie, a été le déclencheur de l’accélération des réformes pour contrer le hooliganisme.

 

Un défi sécuritaire pour l’organisateur de la Coupe du monde de football

Pour ce mondial 2018, les mesures de sécurité seront évidemment renforcées, aussi bien pour endiguer la menace hooligan que la menace terroriste, qui pèse tout autant. Tout d’abord, la Russie a mis en place un système de "FanID" que tout supporter doit posséder s'il veut entrer ne serait-ce que dans l’une des villes accueillant le tournoi. Il n’est délivré qu’aux seules personnes pouvant prouver qu’elles souhaitent venir pour assister à un match en présentant leur billet. D’autres mesures plus “classiques” seront également mises en place : zone sécurisée d’1km autour des stades, équipe spéciale chargée d’abattre des drones non-autorisés à voler, nombre d’agents de la sécurité et de policier augmenté, zone d’exclusion aérienne…

Pour ce qui concerne spécialement le problème des hooligans, les autorités se veulent rassurante. Depuis quelques mois, les renseignements ont clairement identifié les groupes et les différents réseaux de hooligans russes. Suite à quoi, ils les ont approchés pour les décourager de venir troubler le bon déroulement de la grande messe du football. Cela pourrait prêter à rire, mais il faut prendre en compte que la répression en Russie est beaucoup plus sévère qu’en France. Ainsi, les hooligans se savent surveiller de près et savent également ce qu’ils risquent. De plus, ceux clairement connus par la police se verront interdit d’accès à toutes les zones de l’évènement. Mais pour les observateurs, ces mesures ne font que cacher le problème au lieu de le résoudre : ils ne doutent pas que les violences reprendront de plus belle une fois la Coupe du monde terminée...


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